La pomme de terre face au changement climatique

En congrès à Versailles, 450 chercheurs de 51 pays vont phosphorer toute la semaine sur le devenir de la bonne vieille “patate”. Les membres de l‘EAPR (qui fête ses 60 ans) ont du pain sur la planche. La troisième plante alimentaire consommée au monde (derrière le blé et le riz) n’est pas en effet convoitée que par les hommes. Insectes et champignons la trouvent aussi très à leur goût. Par ailleurs, la hausse des températures malmène la physiologie d’un végétal qui a oublié depuis longtemps que ses origines sont tropicales. Tour d’horizon des problèmes d’un tubercule originaire du Pérou. La pomme de terre est particulièrement sensible à la météo. Cette solanacée utilise les sucres simples (glucose et fructose) produits par photosynthèse pour les stocker dans des tubercules où ils sont recombinés pour produire de l’amidon. Ces diverses transformations sont très sensibles à la température et au taux d’humidité. Entre sa plantation en avril et sa récolte à l’automne, il lui faut des pluies régulières et une température sans grosses variations. Rapport