Cette année, la pomme de terre a la patate

Récolte de la pomme de terre, à Lachy (Marne) / © Damien Louvet - France 3 Champagne ArdenneDans le sud de la Marne, les producteurs de pomme de terreont le sourire. Agriculteur à Lachy, Maximin Charpentier a débuté sa récolte lundi dernier, avec 15 jours d’avance. Et avec 20 degrés dans le champ et un gros orage la veille, les conditions étaient idéales pour arracher ses hectares de pommes de terre. Malgré la sécheresse, les rendements s’annoncent exceptionnellement bons, de l’ordre de 50 tonnes par hectare. “Dans le département, il y a deux nappes, explique Maximin Charpentier. Celle du sud a été moins impactée que celle du nord, donc on a eu des restrictions moins importantes.” D’autant que la variété cultivée, dite “amandine”, est très peu gourmande en eau. Grandement appréciée des consommateurs pour sa chair ferme, on la retrouvera sur les étales des supermarchés dès novembre, après deux mois de conditionnement. Rapport, vidéo

BE: Voici “Les Bouffeurs de frites” à Marche: vous déposez une pièce et une statue vivante vous récompense (vidéo)

Une centaine de statues vivantes occupent le centre-ville de Marche-en-Famenne ce week-end, à l’occasion de la première édition de Statues en Marche, le plus grand rassemblement de statues vivantes au monde. “On espère attirer énormément de monde“, ont commenté les organisateurs vendredi. Le décompte total s’est finalement établi à 35.000 personnes sur deux jours. Notre journaliste Fanny Dehaye s’est rendue sur place. En direct dans le RTLinfo 13H de ce dimanche, elle a présenté l’une des statues les plus emblématiques du rassemblement: “Les Bouffeurs de frites”. Il s’agit d’une reproduction vivante du célèbre tableau de Vincent Van Gogh, “Les Mangeurs de pommes de terre”. Notre journaliste s’est alors approchée de la reconstitution, et l’un des personnages, habillé de noir et recouvert de suie, a saisi une frite dans un plat avec son couteau, et l’a présenté à la reporter. Rapport

Belgique: Epidémie à l’usine Clarebout potatoes, le mystère enfin résolu?

Malades, les employés auraient pu avoir mal réagi à l'exposition aux pesticides utilisés dans la culture des pommes de terre./ Photo DDMIls s’étaient plaints de fièvre, de maux de tête, de courbatures, avaient du mal à respirer… Fin juillet, 85 des 200 travailleurs de Clarebout potatoes, entreprise de transformation de pommes de terre pour des produits précuits ou surgelés, implantée à Neuve-Église en Belgique, avaient été touchés par les symptômes d’une mystérieuse épidémie qui avait valu à 71 d’entre eux d’être hospitalisés en France et à 14 autres en Belgique. Aujourd’hui ? Tous sont sortis. Et l’on a peut-être progressé sur la piste de ce mystérieux mal les ayant touchés grâce aux analyses que l’Agence flamande de santé avait demandées sur les urines et prises de sang des salariés ainsi que sur leur environnement professionnel : si les tests sur les maladies infectieuses se sont révélés négatifs, l’Agence flamande retient par contre comme hypothèse la fièvre de Pontiac, forme bénigne de légionellose qui pourrait être à l’origine de ces 85 cas. Rapport

La production de pommes de terre belges a “plus que triplé en moins de 40 ans”

L'irrésistible ascension d'un tubercule qui a la friteLa superficie consacrée à la culture de la pomme de terre et la production de ce tubercule n’ont cessé de croître ces dernières années en Belgique au point de faire de la pomme de terre, en valeur, “la production végétale la plus importante après les légumes“, révèlent des statistiques du SPF Economie publiées à quelques jours de la 83e Foire agricole de Libramont. En 2016, la superficie des cultures de pommes de terre a ainsi atteint un record de 89 163 hectares, en forte hausse de 13,38% par rapport à 2015. Surtout, par rapport à l’an 2000, l’augmentation de la superficie cultivée atteint plus de 35%. Sur ces 4,4 millions de tonnes, près de 40% sont transformées en frites surgelées. Et 80% de la production belge sont exportés. Rapport

L’UE règlemente la cuisson des frites

Les représentants des 28 États membres ont voté le 19 juillet en faveur d’une proposition de la Commission européenne pour réduire la présence dans les aliments de l’acrylamide, une substance cancérigène bien connue, présente dans les frites, les chips, le pain, les biscuits ou le café. Une fois appliquée, la nouvelle réglementation exigera des producteurs alimentaires, des chaines de fast-food et des restaurants qu’ils prennent des mesures pour s’assurer que les niveaux d’acrylamide dans leurs produits restent en-dessous des valeurs de référence. Ces mesures resteront « proportionnées à la taille et à la nature de leur établissement », a déclaré la Commission européenne dans un communiqué. Rapport

Ces chercheurs qui planchent sur une pomme de terre sans phyto

Ces chercheurs qui planchent sur une pomme de terre sans phytoLa filière des pommes de terre, seconde culture nourricière mondiale, tente de réduire sa dépendance vis-à-vis des traitements phytosanitaires. Afin de faire un point sur les recherches en cours, plus de 420 scientifiques et techniciens de 50 nationalités différentes sont réunis à Versailles, du 9 au 14 juillet. Une conférence organisée par l’Association européenne pour la recherche sur la pomme de terre (EAPR). « La pomme de terre est extrêmement sensible aux bioagresseurs, donc cette production est très dépendante des traitements phytosanitaires », souligne Jean-Éric Chauvin, chercheur à l’Inra. Cette dépendance coûte cher au secteur. Chaque année, 900 millions d’euros sont consacrés à la lutte contre le mildiou en Europe. Un coût qui prend en compte les dépenses liées aux traitements et à leur application, ainsi que les pertes enregistrées par les producteurs, liées à la baisse des rendements ou aux tubercules jetés. À cette préoccupation économique s’ajoute la disparition de nombreuses solutions chimiques, sous la contrainte sociétale. Rapport

La pomme de terre face au changement climatique

En congrès à Versailles, 450 chercheurs de 51 pays vont phosphorer toute la semaine sur le devenir de la bonne vieille “patate”. Les membres de l‘EAPR (qui fête ses 60 ans) ont du pain sur la planche. La troisième plante alimentaire consommée au monde (derrière le blé et le riz) n’est pas en effet convoitée que par les hommes. Insectes et champignons la trouvent aussi très à leur goût. Par ailleurs, la hausse des températures malmène la physiologie d’un végétal qui a oublié depuis longtemps que ses origines sont tropicales. Tour d’horizon des problèmes d’un tubercule originaire du Pérou. La pomme de terre est particulièrement sensible à la météo. Cette solanacée utilise les sucres simples (glucose et fructose) produits par photosynthèse pour les stocker dans des tubercules où ils sont recombinés pour produire de l’amidon. Ces diverses transformations sont très sensibles à la température et au taux d’humidité. Entre sa plantation en avril et sa récolte à l’automne, il lui faut des pluies régulières et une température sans grosses variations. Rapport

Des granules de pommes de terre vieux de 10 900 ans découverts

Une équipe de chercheurs annonce la découverte de résidus d’amidon de pomme de terre dans les fissures d’un outil de pierre vieux de 10 000 ans dans la région d’Escalante, dans l’Utah (États-Unis) : c’est la première preuve d’utilisation de pommes de terre sauvages en Amérique du Nord. Plus précisément, il s’agit là de résidus de Solanum jamesii, une espèce de plante herbacée tubéreuse de la famille des Solanaceae qui produit de petites pommes de terre sauvages. Cette espèce, vivace par ses tubercules, est originaire du sud des États-Unis où elle est appelée Colorado wild potato (pomme de terre sauvage du Colorado). Toutes les parties de la plante sont toxiques, mais les tubercules sont comestibles malgré leur teneur en solanine qui leur donne amertume et astringence. Les Indiens Hopis et Navajos les consomment notamment crus ou cuits (bouillis) avec de l’argile saline pour contrecarrer les effets de la solanine. SciencePost rapport

Des plants de pommes de terre sur la Lune en 2018 ?

Des chercheurs chinois ont annoncé leur l’intention de cultiver la pomme de terre sur la Lune dès l’année prochaine. Les scientifiques estiment que leur meilleur allié afin de réussir cet exploit est le ver à soie. Cultiverons-nous réellement des « pommes de Lune » ? Dans le film Seul sur Mars (2015), Matt Damon avait mis en place une culture de pommes de terre sur la planète rouge. Et si la science-fiction devenait réalité ? Selon la BBC, c’est en tout cas ce qu’espèrent des chercheurs chinois désirant tenter l’expérience sur la Lune dès 2018. Lors d’une conférence en Chine traitant d’exploration spatiale, les scientifiques ont expliqué leur projet d’envoyer sur la Lune un cylindre de taille réduite, dont le diamètre est de 18 cm pour un poids de 3 kg. Ce cylindre contiendra évidemment des graines de pomme de terre, mais également les meilleurs alliés de l’expérience selon les chercheurs, à savoir des vers à soie. Rapport

La culture de la pomme de terre a la frite dans les champs

Les champs de pommes de terre fleurissent dans le Montreuillois, comme dans toute la région des Hauts-de-France.Dans le monde agricole, la crise est tenace et beaucoup d’agriculteurs sont en proie à des difficultés financières. Mais un secteur résiste à la crise ambiante, il s’agit des producteurs de pommes de terre qui sont de plus en plus nombreux dans la région. Oui, et le phénomène n’est pas observé qu’en France ou dans le Montreuillois. Selon l’Union nationale des producteurs de pommes de terre, la surface dédiée à cette culture devrait augmenter de 7,2 % pour la période 2017-2018 en Europe. En France, la tendance est également à l’augmentation des surfaces. Dans le département du Pas-de-Calais, 26 % des surfaces agricoles sont occupées par de la pomme de terre d’après la chambre d’agriculture. Selon Étienne Broutier, directeur de Danespo, ex-Touquet plants à Montcavrel, cette année, la France comptait 131 000 hectares de de champs de pommes de terre, soit 4 500 de plus que l’an dernier. Rapport

Canada: 180 variétés de pommes de terre conservées à Fredericton

Banque de gènes des pommes de terreLa pomme de terre, ce tubercule abondamment consommé dans les provinces atlantiques bénéficie d’un statut particulier à Fredericton. La capitale néo-brunswickoise possède une banque mondiale de pommes de terre. Les petits plants et les tubercules sont conservés précieusement dans un environnement contrôlé, afin de garder ce patrimoine mondial de biodiversité. Tous ces tubercules sont préservés pour préserver la biodiversité, mais surtout pour protéger les pommes de terre des catastrophes naturelles. Les plants ou les tubercules sont conservés au Centre d’excellence du Canada en matière de recherches sur la pomme de terre de Fredericton et y sont présents en près de 200 variétés. Dans les réfrigérateurs on trouve des pommes de terre de type Batoche, Slovenian crescent et d’autres qui portent des noms qui rappellent les Maritimes. Rapport

La pomme de terre primeur veut renouer avec le consommateur

Aux petits soins avec la pomme de terreLe Comité national interprofessionnel de la pomme de terre (CNIPT) travaille à la valorisation de la primeur auprès du consommateur pour ses qualités organoleptiques, nutritionnelles et de fraîcheur. La primeur, amorce de la campagne de pommes de terre La primeur est essentielle aux professionnels de la pomme de terre. « La pomme de terre primeur est un élément de relance de la consommation de pommes de terre après l’hiver », a indiqué Florence Rossillon, directrice du CNIPT. Une relance d’autant plus précieuse que les surfaces plantées en pomme de terre, tous types de pomme de terre confondus, ont encore augmenté cette année en France et dans les pays voisins (+7,2 %), laissant planer le risque de surproduction et d’une dégradation des cours en pommes de terre de conservation. La primeur est certes une production modeste (50 000 à 70 000 tonnes), comparée aux 5,3 millions de tonnes de pommes de terre de conservation. Rapport

Bientôt une pomme de terre martienne ?

Récolte de pommes de terre aux Etats-Unis.Selon une expérimentation menée au Pérou, le tubercule a réussi à pousser dans des conditions atmosphériques extrêmes, proches de celles de la planète Mars. Des frites en provenance de Mars ? Cela sera peut-être un jour possible puisque le tubercule arrive à pousser dans des conditions atmosphériques semblables à celles de la planète rouge, selon une première expérimentation menée au Pérou« Les résultats préliminaires sont encourageants », a précisé vendredi 10 mars le Centre international de la pomme de terre, après une expérimentation menée entre le 14 février et le 5 mars dans ses installations à Lima. « Si les tubercules peuvent tolérer les conditions extrêmes auxquelles nous les exposons ici, cela offre une bonne opportunité pour qu’elles poussent sur Mars », estime Julio Valdivia Silva, astrobiologiste péruvien lié à l’agence spatiale américaine. Rapport

Portée par les variétés, la patate a retrouvé la frite


Cultures de pommes de terreAvant, il y avait la patate, aujourd’hui il y a l’amandine cuite à la vapeur, la victoria pour faire des frites ou encore la samba à déguster en purée : les efforts pour développer et promouvoir les variétés nouvelles ou plus anciennes ont réveillé la pomme de terre depuis 25 ans. Au début des années 1990, le marché de la pomme de terre fraîche a chuté en France et les professionnels ont réfléchi à une solution pour réveiller l’intérêt des consommateurs. Avec une stratégie : que « chaque pomme de terre » puisse « s’exprimer à sa manière », selon le slogan adopté à l’époque par le Centre national interprofessionnel de la pomme de terre (CNIPT). Car une pomme de terre « fritable » va exploser si elle est cuite à la vapeur. A l’inverse, une pomme de terre spéciale vapeur fera une frite molle qui va brunir. Le CNIPT a été un moteur pour pousser les professionnels à différencier l’utilisation des différentes variétés par le conditionnement, et informer au mieux le consommateur. Rapport

Portée par les variétés, la patate a retrouvé la frite

Cultures de pommes de terreAu début des années 1990, le marché de la pomme de terre fraîche a chuté en France et les professionnels ont réfléchi à une solution pour réveiller l’intérêt des consommateurs. Avec une stratégie : que « chaque pomme de terre » puisse « s’exprimer à sa manière », selon le slogan adopté à l’époque par le Centre national interprofessionnel de la pomme de terre (CNIPT). Car une pomme de terre « fritable » va exploser si elle est cuite à la vapeur. A l’inverse, une pomme de terre spéciale vapeur fera une frite molle qui va brunir. Le CNIPT a été un moteur pour pousser les professionnels à différencier l’utilisation des différentes variétés par le conditionnement, et informer au mieux le consommateur. « Toute la filière a joué le jeu », même si on n’en est pas à un code couleur unique pour toutes les marques comme dans le lait (bleu, rouge ou vert selon le taux de matières grasses), raconte aujourd’hui Maxime Jonaczyk, directeur commercial du négociant Pomuni, et membre du CNIPT. Rapport