Un démarrage correct des arrachages de pommes de terre

Jean-Yves Abgrall a pris la suite de la direction de Bretagne Plants, en succédant à Emmanuel Guillery depuis ce début d’année.La terre livre ses trésors en cette fin d’été, notamment du côté des producteurs de plants de pomme de terre. Pour l’instant, la qualité est au rendez-vous. La récolte des plants de pomme de terre a démarré chez les producteurs. S’il est encore trop tôt pour tirer des conclusions sur cette campagne d’arrachage, Jean-Yves Abgrall, directeur de Bretagne Plants, qualifie de correcte la qualité des tubercules. « Les producteurs ont préféré décaler les arrachages pour gagner en maturité. Les défanages ont été retardés du fait des conditions fraîches et humides du mois de juillet. Les rendements actuels sont corrects, de l’ordre de 28 à 30 t/ha ». Il est à noter que les plantations en avril se sont déroulées dans de bonnes conditions et, malgré les coups de chaleur, les craintes de manque d’eau se sont estompées. Rapport

Un centre belgo-chinois de la pomme de terre

Des Chinois à Ath pour lutter contre le mildiou.Présent partout dans le monde, le mildiou peut détruire parfois jusqu’à 70 % des cultures à l’échelle d’une région. Ce champignon microscopique parasite les feuilles de la pomme de terre et émet des spores qui, emportées par le vent, contaminent les autres plantes de pommes de terre, puis les tubercules. Le feuillage meurt, le rendement est donc réduit, et les tubercules contaminés pourrissent rapidement lors du stockage. Depuis 30 ans, l’équipe du CARAH (centre pour l’agronomie et l’agro-industrie de la province de Hainaut) a mis sur pied un dispositif d’avertissement – une simulation du développement de la maladie en fonction du climat et de la météo – pour tous les agriculteurs du Hainaut d’abord mais ce système est à présent étendu à toute la Région Wallonne. Un système qui s’est même exporté en Chine où la pomme de terre est la quatrième culture nationale après le riz, le blé et le maïs. Là aussi, le mildiou est un problème majeur. Rapport

Grimme: 4 rangs de pommes de terre d’un coup

Arracheuse pommes de terre GrimmeLors de l’Agritechnica 2017, Grimme présentera la nouvelle arracheuse automotrice de pommes de terre à 4 rangs Ventor 4150. Le cœur de cette arracheuse d’une puissance de 530ch bénéficie du principe SE comme le tamisage ou la séparation des fanes intégrée pour la première fois sur une arracheuse 4 rangs. Cette performance a été réalisable par une division du flux du produit, combinée à un mécanisme de repliage bilatéral des séparateurs à tapi. Le tout afin de respecter les dimensions de transport autorisées. Le châssis de la Ventor 4150 propose la marche en crabe pour un passage régulier sur toute la surface du sol. Avec un rayon de braquage de 6,10m, la Ventor reste plus maniable qu’un système tracté. Rapport

Combattre le mildiou intelligemment

Francis Desrochers est l’un des 25 producteurs à expérimenter Miléos avec le directeur général du CIEL, Pierre Lafontaine, à L’Assomption. Crédit photo : Myriam Laplante El Haïli/TCNPour la pomme de terre, le mildiou est une maladie fongique « foudroyante ». Afin de la prévenir dans leurs champs, les producteurs de pommes de terre peuvent effectuer de 10 à 14 applications de fongicides par saison. Aujourd’hui, 25 d’entre eux arrivent à couper du tiers en moyenne ce nombre d’applications. Une avancée écologique qu’ils doivent à un outil d’aide à la prise de décision importé de France : Miléos. Miléos est l’outil d’aide à la prise de décision le plus efficace pour lutter contre le mildiou de la pomme de terre, selon le directeur général du Carrefour industriel et expérimental de Lanaudière (CIEL), Pierre Lafontaine. Constitué de plusieurs modèles prévisionnels, l’outil calcule le développement du champignon et renseigne les producteurs en temps réel sur le risque de propagation de la maladie en fonction de données météo. Rapport

Cette année, la pomme de terre a la patate

Récolte de la pomme de terre, à Lachy (Marne) / © Damien Louvet - France 3 Champagne ArdenneDans le sud de la Marne, les producteurs de pomme de terreont le sourire. Agriculteur à Lachy, Maximin Charpentier a débuté sa récolte lundi dernier, avec 15 jours d’avance. Et avec 20 degrés dans le champ et un gros orage la veille, les conditions étaient idéales pour arracher ses hectares de pommes de terre. Malgré la sécheresse, les rendements s’annoncent exceptionnellement bons, de l’ordre de 50 tonnes par hectare. “Dans le département, il y a deux nappes, explique Maximin Charpentier. Celle du sud a été moins impactée que celle du nord, donc on a eu des restrictions moins importantes.” D’autant que la variété cultivée, dite “amandine”, est très peu gourmande en eau. Grandement appréciée des consommateurs pour sa chair ferme, on la retrouvera sur les étales des supermarchés dès novembre, après deux mois de conditionnement. Rapport, vidéo

BE: Voici “Les Bouffeurs de frites” à Marche: vous déposez une pièce et une statue vivante vous récompense (vidéo)

Une centaine de statues vivantes occupent le centre-ville de Marche-en-Famenne ce week-end, à l’occasion de la première édition de Statues en Marche, le plus grand rassemblement de statues vivantes au monde. “On espère attirer énormément de monde“, ont commenté les organisateurs vendredi. Le décompte total s’est finalement établi à 35.000 personnes sur deux jours. Notre journaliste Fanny Dehaye s’est rendue sur place. En direct dans le RTLinfo 13H de ce dimanche, elle a présenté l’une des statues les plus emblématiques du rassemblement: “Les Bouffeurs de frites”. Il s’agit d’une reproduction vivante du célèbre tableau de Vincent Van Gogh, “Les Mangeurs de pommes de terre”. Notre journaliste s’est alors approchée de la reconstitution, et l’un des personnages, habillé de noir et recouvert de suie, a saisi une frite dans un plat avec son couteau, et l’a présenté à la reporter. Rapport

Belgique: Epidémie à l’usine Clarebout potatoes, le mystère enfin résolu?

Malades, les employés auraient pu avoir mal réagi à l'exposition aux pesticides utilisés dans la culture des pommes de terre./ Photo DDMIls s’étaient plaints de fièvre, de maux de tête, de courbatures, avaient du mal à respirer… Fin juillet, 85 des 200 travailleurs de Clarebout potatoes, entreprise de transformation de pommes de terre pour des produits précuits ou surgelés, implantée à Neuve-Église en Belgique, avaient été touchés par les symptômes d’une mystérieuse épidémie qui avait valu à 71 d’entre eux d’être hospitalisés en France et à 14 autres en Belgique. Aujourd’hui ? Tous sont sortis. Et l’on a peut-être progressé sur la piste de ce mystérieux mal les ayant touchés grâce aux analyses que l’Agence flamande de santé avait demandées sur les urines et prises de sang des salariés ainsi que sur leur environnement professionnel : si les tests sur les maladies infectieuses se sont révélés négatifs, l’Agence flamande retient par contre comme hypothèse la fièvre de Pontiac, forme bénigne de légionellose qui pourrait être à l’origine de ces 85 cas. Rapport

La production de pommes de terre belges a “plus que triplé en moins de 40 ans”

L'irrésistible ascension d'un tubercule qui a la friteLa superficie consacrée à la culture de la pomme de terre et la production de ce tubercule n’ont cessé de croître ces dernières années en Belgique au point de faire de la pomme de terre, en valeur, “la production végétale la plus importante après les légumes“, révèlent des statistiques du SPF Economie publiées à quelques jours de la 83e Foire agricole de Libramont. En 2016, la superficie des cultures de pommes de terre a ainsi atteint un record de 89 163 hectares, en forte hausse de 13,38% par rapport à 2015. Surtout, par rapport à l’an 2000, l’augmentation de la superficie cultivée atteint plus de 35%. Sur ces 4,4 millions de tonnes, près de 40% sont transformées en frites surgelées. Et 80% de la production belge sont exportés. Rapport

L’UE règlemente la cuisson des frites

Les représentants des 28 États membres ont voté le 19 juillet en faveur d’une proposition de la Commission européenne pour réduire la présence dans les aliments de l’acrylamide, une substance cancérigène bien connue, présente dans les frites, les chips, le pain, les biscuits ou le café. Une fois appliquée, la nouvelle réglementation exigera des producteurs alimentaires, des chaines de fast-food et des restaurants qu’ils prennent des mesures pour s’assurer que les niveaux d’acrylamide dans leurs produits restent en-dessous des valeurs de référence. Ces mesures resteront « proportionnées à la taille et à la nature de leur établissement », a déclaré la Commission européenne dans un communiqué. Rapport

Ces chercheurs qui planchent sur une pomme de terre sans phyto

Ces chercheurs qui planchent sur une pomme de terre sans phytoLa filière des pommes de terre, seconde culture nourricière mondiale, tente de réduire sa dépendance vis-à-vis des traitements phytosanitaires. Afin de faire un point sur les recherches en cours, plus de 420 scientifiques et techniciens de 50 nationalités différentes sont réunis à Versailles, du 9 au 14 juillet. Une conférence organisée par l’Association européenne pour la recherche sur la pomme de terre (EAPR). « La pomme de terre est extrêmement sensible aux bioagresseurs, donc cette production est très dépendante des traitements phytosanitaires », souligne Jean-Éric Chauvin, chercheur à l’Inra. Cette dépendance coûte cher au secteur. Chaque année, 900 millions d’euros sont consacrés à la lutte contre le mildiou en Europe. Un coût qui prend en compte les dépenses liées aux traitements et à leur application, ainsi que les pertes enregistrées par les producteurs, liées à la baisse des rendements ou aux tubercules jetés. À cette préoccupation économique s’ajoute la disparition de nombreuses solutions chimiques, sous la contrainte sociétale. Rapport

La pomme de terre face au changement climatique

En congrès à Versailles, 450 chercheurs de 51 pays vont phosphorer toute la semaine sur le devenir de la bonne vieille “patate”. Les membres de l‘EAPR (qui fête ses 60 ans) ont du pain sur la planche. La troisième plante alimentaire consommée au monde (derrière le blé et le riz) n’est pas en effet convoitée que par les hommes. Insectes et champignons la trouvent aussi très à leur goût. Par ailleurs, la hausse des températures malmène la physiologie d’un végétal qui a oublié depuis longtemps que ses origines sont tropicales. Tour d’horizon des problèmes d’un tubercule originaire du Pérou. La pomme de terre est particulièrement sensible à la météo. Cette solanacée utilise les sucres simples (glucose et fructose) produits par photosynthèse pour les stocker dans des tubercules où ils sont recombinés pour produire de l’amidon. Ces diverses transformations sont très sensibles à la température et au taux d’humidité. Entre sa plantation en avril et sa récolte à l’automne, il lui faut des pluies régulières et une température sans grosses variations. Rapport

Des granules de pommes de terre vieux de 10 900 ans découverts

Une équipe de chercheurs annonce la découverte de résidus d’amidon de pomme de terre dans les fissures d’un outil de pierre vieux de 10 000 ans dans la région d’Escalante, dans l’Utah (États-Unis) : c’est la première preuve d’utilisation de pommes de terre sauvages en Amérique du Nord. Plus précisément, il s’agit là de résidus de Solanum jamesii, une espèce de plante herbacée tubéreuse de la famille des Solanaceae qui produit de petites pommes de terre sauvages. Cette espèce, vivace par ses tubercules, est originaire du sud des États-Unis où elle est appelée Colorado wild potato (pomme de terre sauvage du Colorado). Toutes les parties de la plante sont toxiques, mais les tubercules sont comestibles malgré leur teneur en solanine qui leur donne amertume et astringence. Les Indiens Hopis et Navajos les consomment notamment crus ou cuits (bouillis) avec de l’argile saline pour contrecarrer les effets de la solanine. SciencePost rapport

Des plants de pommes de terre sur la Lune en 2018 ?

Des chercheurs chinois ont annoncé leur l’intention de cultiver la pomme de terre sur la Lune dès l’année prochaine. Les scientifiques estiment que leur meilleur allié afin de réussir cet exploit est le ver à soie. Cultiverons-nous réellement des « pommes de Lune » ? Dans le film Seul sur Mars (2015), Matt Damon avait mis en place une culture de pommes de terre sur la planète rouge. Et si la science-fiction devenait réalité ? Selon la BBC, c’est en tout cas ce qu’espèrent des chercheurs chinois désirant tenter l’expérience sur la Lune dès 2018. Lors d’une conférence en Chine traitant d’exploration spatiale, les scientifiques ont expliqué leur projet d’envoyer sur la Lune un cylindre de taille réduite, dont le diamètre est de 18 cm pour un poids de 3 kg. Ce cylindre contiendra évidemment des graines de pomme de terre, mais également les meilleurs alliés de l’expérience selon les chercheurs, à savoir des vers à soie. Rapport

La culture de la pomme de terre a la frite dans les champs

Les champs de pommes de terre fleurissent dans le Montreuillois, comme dans toute la région des Hauts-de-France.Dans le monde agricole, la crise est tenace et beaucoup d’agriculteurs sont en proie à des difficultés financières. Mais un secteur résiste à la crise ambiante, il s’agit des producteurs de pommes de terre qui sont de plus en plus nombreux dans la région. Oui, et le phénomène n’est pas observé qu’en France ou dans le Montreuillois. Selon l’Union nationale des producteurs de pommes de terre, la surface dédiée à cette culture devrait augmenter de 7,2 % pour la période 2017-2018 en Europe. En France, la tendance est également à l’augmentation des surfaces. Dans le département du Pas-de-Calais, 26 % des surfaces agricoles sont occupées par de la pomme de terre d’après la chambre d’agriculture. Selon Étienne Broutier, directeur de Danespo, ex-Touquet plants à Montcavrel, cette année, la France comptait 131 000 hectares de de champs de pommes de terre, soit 4 500 de plus que l’an dernier. Rapport

Canada: 180 variétés de pommes de terre conservées à Fredericton

Banque de gènes des pommes de terreLa pomme de terre, ce tubercule abondamment consommé dans les provinces atlantiques bénéficie d’un statut particulier à Fredericton. La capitale néo-brunswickoise possède une banque mondiale de pommes de terre. Les petits plants et les tubercules sont conservés précieusement dans un environnement contrôlé, afin de garder ce patrimoine mondial de biodiversité. Tous ces tubercules sont préservés pour préserver la biodiversité, mais surtout pour protéger les pommes de terre des catastrophes naturelles. Les plants ou les tubercules sont conservés au Centre d’excellence du Canada en matière de recherches sur la pomme de terre de Fredericton et y sont présents en près de 200 variétés. Dans les réfrigérateurs on trouve des pommes de terre de type Batoche, Slovenian crescent et d’autres qui portent des noms qui rappellent les Maritimes. Rapport